Dimanche 3 janvier 2010
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La défense de l'environnement du Nord Est de l'Essonne comme patrimoine partagé à défendre est la préoccupation de ce blog. Les sujets d'écologie
planétaires ne nous intéressent ici que dans la mesure où ils nous éclairent sur ce qui se passent chez nous. Nous voulons comprendre l'évolution de notre environnement, de notre
qualité de vie et déterminer les actions à entreprendre pour le défendre.
Le projet d'aménagement du Chantier de la Croix de Villeroy polarise aujourd'hui notre attention comme clé de voute de l'aménagement routier de notre secteur. Le
contenu des dossiers d'analyse d'impact étonne à bien des égards. Présenté comme une amélioration purement locale aux impacts locaux, le projet prolonge l'A5, en
transformant la N6 en voie rapide vers le Nord pour arriver au goulet d'étranglement de Brunoy.
Nous pensons que ce projet doit être combattu par tous les moyens à notre disposition dans le cadre légal. Ce n'est pas parce que le projet avance qu'il acquiert des vertus. Le dialogue de
sourds avec les institutions, les réponses évasives, le soutien inconditionnel de certains au projet
ne justifient l'abandon. Le projet a ses intégristes qui louent ses vertus et nient ses nuisances. Ici aussi, les leçons de la grande histoire peuvent nous guider dans
la petite histoire : les institutions se trompent parfois et persistent dans l'erreur, tantot de bonne foi tantot de mauvaise foi ; pour nous , la réddition sans condition n'est pas une
réponse acceptable.
Nous croyons que le dossier "Croix de Villeroy" n'est pas une "Cold Case", une affaire classée. L'autopsie des dossiers, ceux présentées à l'enquête publique et ceux discrétement cités
(étude "Air" et "Etude Trafic" par exemple) apportent leurs lots d'information et de surprises. L'application des textes sur l'environnement laisse perplexe (euphémisme). La
logique profonde de ce projet nous échappe, son intérêt pour la collectivité nous parait incertain. Même gratuit, nous douterions de son avantage.
Nous croyons que la loi n° 2009-967 du 3 août 2009 de programmation relative à la mise en œuvre
du Grenelle de l'environnement est ignorée, notamment
son article
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"Dans une logique de développement des transports multimodale et intégrée, l'Etat veillera à ce que l'augmentation des capacités
routières soit limitée au traitement des points de congestion, des problèmes de sécurité ou des besoins d'intérêt local en limitant les impacts sur
l'environnement."
Il ne suffit pas que le projet améliore la fluidité, la sécurité en un endroit pour qu'il soit justifié. L'analyse de ses effets directs et indirects doit être faite.
Et ses effets dépassent largement le cadre trés local et largement dévasté aujourd'hui de la Croix de Villeroy.
Déjà les chandelles de RTE remodélent le paysage. Vous aimez ?
Pour en savoir plus, lisez les documents de base et les articles, feuilletez les albums, commentez.
Bonne lecture.
Version 02 du 06/01/2010
Par ergé
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Publié dans : général
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