Dimanche 4 juillet 2010
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Nos aïeux abattaient l'hiver, en décembre ou janvier. Depuis le progrès est passé par là. En forêt de Sénart on abat à la montée de la sève. C'est ainsi
que les riverains de l'Avenue de Corbeil à BRUNOY ont du subir dernièrement un abattage "surprise".
Essayons de faire un rapide bilan.
Le bruit
Pendant trois semaines du lundi au samedi inclus de 9 heures à 17 heures les riverains ont été soumis au au bruit continu et lancinant des tronçonneuses; il est
vrai que, pour assurer un maximum d'efficacité pour le titulaire des travaux, le bois de chauffage a été découpé sur place en bûches de 40 à 50 cm. Ainsi pour un arbre de 20 m, il y avait le
tronçonnage pour l'abattage et 39 tronçonnages pour découpe en buches. Bref un festival de décibels non musicaux.
Quelques manants à l'esprit négatif ont alors rappelé que même du temps des chasses de nos rois, le
peuple de Brunoy était déjà partie négligeable. Les traditions ont la vie dure.
Le transport des bûches
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Pour assurer un transport rapide et efficace des bûches, de larges "passages" ont été percés dans la forêt. Là où il y avait un sentier herbeux
de un mètre de large, il y a maintenant une piste chaotique d'au moins quatre mètres. Et s'il n'y avait pas de sentier, de nouveaux passages ont été
ouverts. A se demander si l'objet des travaux n'est pas la mise en place d'un nouveau réseau de débardage très dense.
Par souci d'efficacité, les bûches ont été empilées dans des "containers" et transportées jusqu'à la route d'Orléans. La réduction du sol à l'état de
boues et le compactage du sous sol ne font guère de doutes. La photo ci jointe illustre la désolation.
Si, avant les travaux on pouvait croire à l'utilité de la verbalisation des deux roues motorisés intrusifs afin de protéger la flore, on sait
maintenant que la petite végétation n'est qu'une préoccupation de deuxième rang.
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L'accueil du public
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En forêt de Sénart, il y a un conflit profond entre accueil du public, exploitation forestière, chasse, infrastructures routières et réseaux
électriques. Depuis le classement en forêt de protection en 1995, malgré quelques opérations ponctuelles et marginales, la tendance lourde est à la dégradation. Notamment, le réseau des
voies se détériorent à grande vitesse et de nombreuses voies sont de moins en moins accessibles aux personnes à mobilité réduite. La première utilité du réseau est le transport de bois. En
cas de conflit d'usage, le transport du bois même à vitesse déraisonnable est totalement prioritaire sur les promeneurs, y compris le samedi. Les visiteurs de la forêt sont des
gêneurs....
Le peu de souci du public est illustré par l'insécurité existante comme en témoigne la photo ci jointe. La branche
"massue" accrochée par des petites branches est un "produit dérivé" des travaux d'abattage. Elle se situe à forte proximité d'une piste
fréquentée.
Elle tombera un jour. Espérons que ce ne sera pas sur un promeneur......
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Et des effets de lisières
La forêt a été considérablement éclaircie. Depuis le bruit de la Nationale pénètre beaucoup plus dans le quartier. Ce sera bien
pire l'hiver lorsque le feuillage aura disparu.
Néanmoins certains événements técents en forêt, que ce soit
l'aménagement du terre plein face à Tiffany ou que ce soit les éclaircissements par les abattages, créent une nouvelle attractivité. Les dames qui offrent leurs services le long de la
N6 ont investi le terre-plein aménagé et la zone éclaircie apparait comme accueillante aux ébats tarifés : de plus en plus d'automobilistes se garent pour une
courte halte le long de l'avenue de Corbeil... .
Gageons que sous peu, ces dames seront au petit parking proche de l'avenue/la route d'Orléans.
Des présences, encore fugitives, le donnent à penser.
Des écologistes craignent que les nouvelles clairières favorisent le développement des plantes intrusives non indigènes (buddleia,
robinier). Ils s'inquiétent inutilement. Le récent compactage du sol par les engins et le futur piétinement répété du sol de la forêt par les visiteurs de ces dames
devraient atténuer le risque de replantation spontanée.
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Oui, l'accueil de certaines activités est en progrès. Ce n'est peut être pas cet accueil que le législateur
voulait favoriser en classant la forêt en 1995.
Version 01 du 01/07/2010
Par ergé
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Publié dans : forêt
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